Alain Cazes, candidat au poste de directeur artistique et chef d’orchestre de l’OSD, dirigera le concert «De la France à l’Autriche», le mardi 15 janvier, à 19 h 30, au centre culturel.
Alain Cazes sera le chef invité pour le spectacle «De la France à l’Autriche»
L'Orchestre symphonique de Drummondville se produira ce mardi 15 janvier
L’Orchestre symphonique de Drummondville (OSD) présentera le concert «De la France à l’Autriche», sous la direction du chef invité Alain Cazes, le mardi 15 janvier, à 19 h 30, au centre culturel. Ce concert sera le quatrième de la série «Les grands concerts Canimex 2007-2008».
Alain Cazes sera le deuxième de trois chefs candidats au poste de directeur artistique et chef d’orchestre de l’OSD à diriger un concert lors de cette «Saison des découvertes» à l’issue de laquelle l’un des trois accèdera au poste convoité.
La soliste invitée à ce concert est la pianiste drummondvilloise de réputation internationale Anne-Marie Dubois. Celle-ci interprètera le 2e concerto pour piano du compositeur français Camille Saint-Saëns.
«De la France à l’Autriche»
Particulièrement vaste (443 numéros d'opus), l’œuvre de Darius Milhaud aborde tous les genres : opéras, cantates, ballets, symphonies, musique de chambre et musique de film. Outre la fécondité jaillissante et l’invention mélodique, les caractéristiques de son œuvre sont l’utilisation de la polytonalité, celle des rythmes exotiques ou du jazz (La création du monde, 1923) et le lyrisme. @R:Au-delà de l’éclectisme des formes et de la complexité d’écriture, son oeuvre témoigne d’un style très personnel, aisément identifiable, une sorte de modernisme épuré mis au service d’une expression généreuse.
La Suite française, op. 248, a été composée en 1944 et comporte cinq mouvements intitulés Normandie, Bretagne, Île de France, Alsace-Lorraine et Provence.
On compare souvent, et à juste titre, la précocité de Camille Saint-Saëns à celle de Mozart. À deux ans et demi, cet enfant prodige apprenait déjà le piano et à trois ans, il improvisait de petites mélodies sur son instrument. À l'âge de cinq ans, il maîtrisait parfaitement la technique du piano et composait sa première pièce. Il est le fondateur de la «Société nationale de musique», qui avait pour but de promouvoir la musique française, par réaction au romantisme allemand et à l'opéra italien très en vogue à ce moment.
Camille Saint-Saëns est le premier compositeur français important à avoir abordé sérieusement le concerto pour piano. Bien que le concerto no. 2, composé en 1868, soit aujourd’hui le plus populaire, il ne remporta pas un succès immédiat, probablement parce que monté à la hâte (Saint-Saëns, compositeur prolifique était reconnu pour écrire rapidement. Il a composé ce concerto en trois semaines et il était le soliste de la première. Il avoua par la suite «ne pas avoir eu le temps de bien se préparer»). Ce concerto présente des contrastes abrupts au point où l’on en a dit qu’il «commence avec Bach et se termine avec Offenbach» .
Par ailleurs, pourrait-on imaginer l’histoire de la musique sans Mozart? Sa production phénoménale, tant en qualité qu’en quantité, en fait un des plus grands compositeurs de tous les temps. Et que dire de sa popularité, plus de 200 ans après sa mort. Il a abordé à peu près tous les genres et a produit des chefs-d'œuvre dans chacun d'eux.
Mozart composa ses trois dernières symphonies à l’été de 1788, en moins de six semaines. Première de ce trio de symphonies, la 39e est aussi la moins connue des trois. Elle mériterait un meilleur sort. Cette symphonie présente un heureux mélange d’exubérance joyeuse et d’introspection teinté de nostalgie qui forme un tout bien équilibré à travers des éléments mélodiques diversifiés.
La symphonie no. 39 est un plaisir pour l’oreille, et le fait qu’elle soit moins jouée permet souvent au mélomane de faire une heureuse découverte.
Alain Cazes, chef d’orchestre
Premier Prix du Conservatoire de musique de Montréal en tuba et musique de chambre, Alain Cazes a poursuivi ses études aux États-Unis.
«Tuba solo» au sein de l’orchestre de l’État de Paraïba au Brésil, il a été membre du quintette de cuivres «Brass-IL» et professeur à l’Université fédérale de Paraïba, en plus d'avoir enseigné à l’Université du Québec à Montréal, au Conservatoire de musique de Montréal et à l’Université de Montréal, où il a dirigé les orchestres d’instruments à vent, enseigné le tuba, la musique de chambre et la direction d’orchestre à vent.
Régulièrement membre de jurys lors de concours ou de festivals nationaux et internationaux, M. Cazes est présentement «tuba solo» et codirecteur du choeur de l’Orchestre métropolitain de Montréal. Membre fondateur de la Philharmonie des vents du Québec, ce musicien émérite est présentement professeur à l’Université McGill où il dirige les orchestres d’instruments à vent et enseigne la direction et la musique de chambre.